Le contexte actuel de crise oblige les professionnels à revoir leurs achats à la baisse. Les questions environnementales sont devenues incontournables pour les  entreprises. Grâce aux nouvelles technologies et la multiplication des échanges internationaux le marché de l’occasion connaît un large succès. Il est désormais possible d’acheter ou vendre des biens d’équipement quelle que soit leur provenance ou leur destination. Cette nouvelle tendance a pour nom économie circulaire.

Le gouvernement français, dans le cadre de la loi de transition énergétique, a adopté un amendement qui s’inspire de ce succès.

Dans le plan d’économie circulaire engagé par le gouvernement, utiliser davantage de pièces détachées d’occasion, est aujourd’hui une volonté affichée. L’amendement 798, applicable dès Janvier 2017, est passé relativement inaperçu et pourtant, cela devrait changer quelque peu le quotidien des garagistes et soulager notre budget automobile.

Les professionnels de l’automobile devront désormais proposer à leurs clients, sous condition que ces derniers soient d’accord, de réparer leur véhicule avec des pièces d’occasion ; Extrait :

« Tout professionnel qui commercialise des prestations d’entretien ou de réparation de véhicules automobiles permet aux consommateurs d’opter pour l’utilisation, pour certaines catégories de pièces de rechange, de pièces issues de l’économie circulaire à la place de pièces neuves ».

Comme mentionné dans cet article L. 121-117, cela dépendra bien entendu d’un certain type de pièces de rechange mais évidemment de la gravité de la réparation à réaliser.

Un décret devrait voir le jour pour établir « la liste des catégories de pièces concernées » et « les conditions dans lesquelles le professionnel n’est pas tenu de proposer ces pièces du fait de leur indisponibilités ou d’autres motifs légitimes ».

Des sanctions prévues : Si le réparateur ne s’y plie pas, plus dure sera la sanction : « Tout manquement (…) est passible d’une amende administrative dont le montant ne peut excéder 3 000 euros pour une personne physique et 15 000 euros pour une personne morale », précise l’article L. 121-119.

Objectifs multiples : Permettre une meilleure réutilisation des pièces d’occasion disponibles sur le marché. Créer une plus grande demande pour les pièces d’occasion en favorisant l’économie circulaire. Protéger le consommateur contre l’achat de pièces peu fiables, entre particuliers. Faire baisser le cout de la facture chez le garagiste pour inciter le consommateur à entretenir plus régulièrement son véhicule.

Pour information le budget annuel d’un automobiliste français est d’environ 5 700 euros et le prix d’une pièce détachée d’occasion est au minimum 30 % moins cher qu’une neuve, Le calcul peut être rapidement fait…